In Naturali'Bulle

A LA RECHERCHE DES PARABENS CACHES

A la recherche des parabens cachés

Si, comme moi, vous êtes très vigilants sur la composition de vos produits de beauté, vous avez certainement banni de vos placards les produits contenant des parabens. Mais ne vous réjouissez pas trop vite, il peut y avoir anguille sous roche !!

Depuis déjà quelques années, les parabens, présents dans les cosmétiques (et certains médicaments) en tant que conservateurs, sont très controversés. Mais pourquoi ?

Ce sont des perturbateurs endocriniens, des substances qui s’accumulent dans l’organisme, interfèrent avec le système hormonal, et sont susceptibles d’induire des dysfonctionnements :baisse de la fertilité, aussi bien masculine (qualité du sperme) que féminine, anomalies du développement des organes génitaux (imprégnation in utero du fœtus, ou lors de la croissance de l’enfant par l’usage de ces produits pour sa toilette). Les perturbateurs endocriniens sont également aussi suspectés de jouer un rôle dans l’apparition et /ou le développement de cancers hormonaux-dépendants (sein, ovaires, utérus,…)

Grâce, notamment, aux praticiens en thérapies alternatives, et à la presse spécialisée dans ce domaine, qui ont joué le rôle de lanceur d’alerte, on a pu assister ces dernières années à une prise de conscience du public, relayée par les médias de masse. Le consommateur qui se veut averti commence à scruter de plus près les étiquettes des produits et à bannir ceux contenant des ingrédients mis en cause.

Les grandes marques de cosmétiques, prêtes à tout pour vendre leurs produits ont donc opté pour deux stratégies :

1/Retirer les parabens :

Le « sans parabens » est devenu un bel argument marketing pour de nombreuses marques, qui oublient de préciser que les parabens ont été remplacés par d’autres conservateurs tout aussi néfastes, avec en tête le tristement fameux Phénoxyéthanol -fortement allergisant, toxique pour le foie, troubles de la fertilité masculine- ou le Méthylisothiazolinone (ou Kathon CG) – fortement allergisant, responsable d’eczéma et urticaire… et présent dans de nombreux produits pour bébé (laits, lingettes…).

2/Cacher les parabens :

Pour d’autres marques, la disparition du terme « paraben » de la liste des ingrédients ne signifie absolument pas qu’il n’y en a plus ! Les fabricants ont juste opté pour la dénomination scientifique des parabens, dans une tentative parfois réussie de leurrer le consommateur.

Donc juste pour vous éviter de vous faire « avoir » voici ci-dessous une petite liste récapitulative des différents noms que portent les parabens :

  • Le Butylparaben s’appelle aussi Paraoxybenzoate de butyle, ou encore Butyl 4-hydroxybenzoate
  • L’Isobutylparaben s’appelle aussi Paraoxybenzoate d’isobutyle, ou encoreIsobutyl 4-hydroxybenzoate
  • Le Méthylparaben s’appelle aussi Paraoxybenzoate de méthyle, ou encoreMethyl 4-hydroxybenzoate, ou encore E218 / E219
  • L’Ethylparaben s’appelle aussi Paraoxybenzoate d’Ethyle, ou encore Ethyl 4-hydroxybenzoate, ou encore E 214 / E215
  • Le Propylparaben s’appelle aussi Paraoxybenzoate de propyle, ou encorePropyl 4-hydroxybenzoate ou encore E216 / E217
  • L’Isopropylparaben s’appelle aussi Paraoxybenzoate d’isopropyle, ou encoreIsopropyl 4-hydroxybenzoate

Bien sûr, les parabens sont loin d’être les seuls ingrédients nocifs contenus dans ces produits de consommation courante. Sels d’aluminium, PEG, huiles minérales (paraffine, vaseline..), phtalates, triclosan, .. il y a de quoi écrire un (gros) livre sur le sujet, d’ailleurs il en existe déjà!

Si vous vous posez des questions sur la composition et la qualité de vos produits, je vous conseille deux très bon sites, clairs et accessibles, qui vous aideront à y répondre :

Le Flacon

La Vérité sur les cosmétiques

Et en petit cadeau bonus, un petit tableau à télécharger pour ne pas oublier les différents noms des parabens:  

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Traverser l’hiver en douceur

 

Ça y est nous voilà (ou presque !) en hiver !  Plus de feuilles sur les arbres, plus de fleurs.. La nature s’est repliée sur elle-même pour se préparer à l’éclatante renaissance du printemps.
Pour nous, humains, il en va de même : c’est maintenant que nous préparons et stockons l’énergie vitale qui pourra être libérée au printemps.
L’hiver est la saison propice à l’introspection, à la méditation, à l’adoption d’un rythme plus lent.. Mais la vie moderne, la nécessité de demeurer performant, de garder le cap, nous nous permet pas toujours de nous adapter au rythme naturel des saisons.
Ce décalage entre nos besoins et les nécessités de la vie peut devenir source de mal-être. Afin de mieux aborder cette période, un petit coup de pouce est parfois nécessaire : les Fleurs de Bach trouvent là toute leur utilité !
Voici une petite sélection de sept d’entre elles, particulièrement adaptées à la saison, et aux émotions qui lui sont reliées:

 

Mustard: Fleur de la lumière
Mustard s’adresse  aux fluctuations émotionnelles: coup de blues, déprime saisonnière liée au manque de lumière…
La Fleur de Mustard, d’un jaune très lumineux, va contribuer à rallumer la lumière intérieure, permettre de se reconnecter à ses propres émotions, et en accepter les variations: ” Après la pluie, viendra le beau temps”.
Olive: Fleur de la régénération
La Fleur d’Olive est indiquée dans les états d’épuisement physique fréquents en cette saison: rythme trop soutenu, petits maux de l’hiver.. Olive apporte un sommeil réparateur, et rappelle à chacun qu’il a en lui des ressources dont il a besoin.
Gorse: Fleur de l’espoir
Gorse est particulièrement indiqué en cas de dépression saisonnière sérieuse, d’état de découragement profond. Cette Fleur va réveiller la flamme intérieure, permettre la remise en action, le retour du désir parfois enfoui sous de multiples couches de protection.
Hornbeam, Fleur du dynamisme
Tout le monde, un jour ou l’autre, souffre du “syndrome du lundi matin”: pas envie de sortir du lit, besoin d’un grand café, ou d’un petit coup de pied au derrière pour se mettre en route..
La Fleur de Hornbeam va offrir son énergie, permettre à chacun de retrouver motivation, et plaisir dans l’action. Cette Fleur de révèle précieuse au cours des jours gris où on n’a qu’une seule envie: se caler au chaud sous la couette avec un bon livre…
Walnut, Fleur de la re-naissance
Fleur par excellence de l’hypersensibilité aux changements, de temps, de saison…
Walnut est une Fleur de protection qui apporte aussi la notion d’adaptabilité, et la capacité de re-naître à soi-même sans subir l’ingérence de l’extérieur, tout comme la nature renaît à elle-même à la fin de l’hiver.
Impatiens, Fleur d’une autre notion du temps
Pour tous ceux qui trouvent l’hiver interminable, voudraient que le printemps soit déjà là!
Impatiens permet de se raccrocher au rythme naturel passage du temps, d’accepter la lente évolution des saisons.
Wild Rose, Fleur de la joie de vivre
Lorsque la léthargie de l’hiver va de pair avec une forme d’assoupissement émotionnel et spirituel, les fleurs roses aux pétales en forme de cœur de l’églantier réveillent la vivacité enfouie.
A la résignation va succéder la joie de vivre, à l’immobilité va succéder le mouvement.
Voilà pour ce petit aperçu des Fleurs utiles en hiver!! Je vous retrouve très vite avec un autre article “de saison”!!
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La Propolis, une alliée de taille pour affronter les frimas

Nous voici aux portes de l’hiver. Les jours sont courts et le temps pas toujours plaisant. Pour bien aborder la saison froide, un petit coup de pouce est parfois nécessaire. Pas facile de choisir parmi les multiples compléments alimentaires que l’on vous propose en magasin!

Il y en a un que j’aime particulièrement: la propolis.

La propolis est une substance élaborée par les abeilles, à partir de résines récoltées sur les végétaux (écorces de conifères, bourgeons de saule, chêne, peuplier, marronnier d’Inde…) et de leurs propres sécrétions (cire et sécrétions salivaires). Elle a de nombreuses utilisations au sein de la ruche: réparation, protection, défense contre les intrus..

La propolis contient un grand nombre de composants, (300 à 400 identifiés) en quantité variable selon les variétés, le lieu de récolte…parmi lesquels : une étonnante richesse en flavonoïdes, des composés aromatiques et des huiles essentielles, ainsi qu’une gamme étendue de vitamines et oligo-éléments.

Elle ne présente pas de contre-indication particulière (à part l’allergie aux produits de la ruche). Toutefois, il est important de choisir une propolis bio, avec une origine certifiée, car si elle est concentrée en actifs, récoltée dans une zone polluée, elle sera également concentrée en toxiques divers !

On la trouve sous diverses formes, depuis la propolis pure à mâcher en tablettes, jusqu’au spray buccal en passant par les sirops, gommes, crèmes… en dehors des sprays à l’alcool, de nombreuses formes sont adaptées aux enfants.

La propolis possède de nombreuses vertus : anti-infectieux naturel, anti-inflammatoire,… Trop pour tout énumérer ! Un petit dessin valant mieux qu’un long discours, en voici un résumé :

photo du schéma: pixabay.com

A noter : il existe une variété de propolis appelée propolis verte, qui présente des vertus spécifiquement anti-cancer de par sa teneur très élevée en antioxydants (l’artepillin C , présent en forte concentration a fait l’objets de nombreuses recherches concernant ses vertus anti-tumorales)

AU QUOTIDIEN : CE QU’IL FAUT RETENIR, EN DEUX MOTS :

  • Excellent immunostimulant : pour bien préparer et passer l’hiver
  • Anti-infectieux naturel : pour traiter naturellement tous les bobos, de saison ou non !
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Trousse de survie : le Tea-Tree

Dans ma trousse de survie: le tea-tree

On a tous un ou plusieurs produits indispensables, sans lesquels on ne sort pas de chez soi. 

Moi je ne sors jamais sans avoir au moins :

  • Un tube d’arnica en granules
  • Un flacon de Rescue 
  • Un stick pour les lèvres, en bonne chilophage que je suis (la chilophagie, c’est la manie de se mordiller tout le temps les lèvres)
  • Un flacon dhuile essentielle de Tea-Tree

Et vous, vous avez quoi, dans votre trousse de survie?

Dans ma trousse de survie: le tea-tree

Si j’ai choisi précisément le Tea-Tree, ce n’est pas par hasard, évidemment. Le Tea-Tree, c’est un peu le couteau suisse des huiles essentielles : multi-usage, efficace, utilisable même pendant la grossesse (sauf par voie interne au premier trimestre) et l’allaitement, et pour bébé dès l’âge avancé de..trois mois (en version diluée, cela va sans dire)

Le Tea tree, (melaleuca alternifolia), arbuste originaire d’Australie, appartient à la famille des myrtacées, comme ses cousins le manuka et le niaouli.

De ses feuilles on extrait une huile essentielle aux nombreuses vertus : Antivirale et antibactérienne, antifongique, antiparasitaire, anti-inflammatoire  …

Voici quelques une de ses indications (je ne parlerai ici que de l’usage externe, pour un usage interne il est indispensable d’être accompagné par un thérapeute):

 

  • Sphère buccale : aphtes, abcès, gingivites : pur sur un coton tige ou dilué en bain de bouche (attention les huiles essentielles ne se diluent pas à l’eau, il faut utiliser un dispersant spécifique – labrafil, disper, solubol- ou une huile végétale)
  • Sphère gynéco / urinaire : cystites, urétrites, mycoses : en massage dilué à 5% sur le bas-ventre ; pour le traitement des mycoses, je vous laisse lire le savoureux billet du blog de Laetitia, bloggeuse et Youtubeuse, qui vous dira tout ! C’est juste ici 
  • Sphère cutanée : pour tous les « bobos » de tous les jours, mais aussi : 
    • Mycoses cutanées
    • Acné (application pure sur les boutons)
    • Herpès / bouton de fièvre dès les premiers picotements, pur. En plus d’être antiviral, le tea-tree possède aussi des vertus antidouleur, et accélère la cicatrisation.
    • Gale, teigne…
    • Radiothérapie : en association (ou non) avec le niaouli, le tea-tree contribue à limiter l’apparition des brûlures et diminuer les sensations d’échauffement.
  • Sphère ORL : pour toutes les infections ORL, une « perfusion cutanée » de tea-tree trois fois par jour : quelques gouttes pures au creux du poignet, ou du coude, ou derrière les oreilles –partout où la peau est fine- . Les huiles essentielles ont la propriété de passer la barrière cutanée et diffuser directement dans le corps via les capillaires. Ceci explique leur efficacité même par voie externe.. et implique aussi d’être prudent !
  • Usage domestique 
    • Ménage : quelques gouttes directement sur l’éponge pour désinfecter les surfaces
    • Vous fabriques vos produits ménagers : n’hésitez pas à en ajouter, éventuellement associé à de l’eucalyptus, de la lavande, du citron…

​​Voilà, j’ai sûrement oublié plein de choses, n’hésitez pas à ajouter vos propres utilisations en commentaire !

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Allergies : prévenir et traiter au naturel

pollen grossi au microscope electronique à balayage
pollen grossi au microscope électronique à balayage

 

Respiratoires, alimentaires… les allergies concernent aujourd’hui une personne sur trois. Un français sur cinq est victime d’allergie respiratoire saisonnière, le fameux « rhume des foins ».

Pollution de l’air, mauvaises habitudes alimentaires, hérédité (un enfant dont au moins un parent souffre d’allergie a un risque sur deux d’en développer à son tour), vaccination trop précoce… on dénombre de nombreux facteurs favorisants.

En fait, une allergie, c’est quoi ?

Notre système immunitaire joue le rôle de « gardien » de notre organisme. Lorsque se retrouve confronté à une substance étrangère, il l’identifie, et si la substance est pathogène, déclenche la réaction appropriée afin de l’éliminer.

Lors de la réaction allergique, le système immunitaire identifie comme dangereuse une substance a priori inoffensive, et déclenche une réponse excessive et inadaptée, provoquant ainsi les symptômes bien connus : rhinite, conjonctivite, asthme, urticaire…et j’en passe !

En naturopathie, au-delà des symptômes de l’allergie, on va se pencher sur le terrain de la personne allergique. Un terrain allergique, c’est avant tout un terrain déséquilibré et hyper-réactif.

Pour réguler ce terrain, la première chose à faire, comme toujours, est un petit réglage alimentaire.

  • Tout d’abord, et bien évidemment, si l’on souffre d’une allergie alimentaire, on va procéder à éviction du ou des aliment(s) incriminé(s).
  • Quel que soit le type d’allergie, il convient d’éviter les aliments susceptibles de provoquer inflammation ou encrassement de l’organisme : lait de vache et dérivés, alcools fort, abats, viande de porc, mouton, soja et dérivés, plats en sauce, et le sucre raffiné sous toutes ses formes. Il peut aussi être bon de limiter le gluten.
  • Les aliments désintoxiquants du foie sont tout indiqués, car un foie qui fonctionne bien permet une bonne élimination des toxines, et soutient le système immunitaire. Ce sont les aliments amers : radis noir, endive… mais aussi l’orange, le pamplemousse, le raisin, la groseille, la fraise (pas en cas d’eczéma ou d’urticaire !)
  • Certains aliments favorisent la lutte contre les allergies : huiles de germe de blé, d’olive et colza (apport en acides gras essentiels), carotte, potimarron (apport en vitamine A, pour les allergies cutanées), ainsi que l’ail, l’oignon ( composés soufrés), le fenouil, le basilic (qui est antispasmodique, utile pour les allergies respiratoires)…

Il est également utile d’avoir recours à divers compléments alimentaires :

  • Le Manganèse. C’est l’oligo-élément du terrain allergique par excellence. Désensibilisant universel, il convient à tous les types d’allergie, et à tous les âges. (Il existe des formes adaptées aux enfants.).
  • Un champignon, l’agaricus (un cousin du champignon de Paris) a une efficacité reconnue sur les allergies respiratoires..
  • Lhuile de nigelle (ou cumin noir), qui agit comme un régulateur de l’immunité
  • Lœuf de caille B. Mina (gobé cru.. ou sous forme de gélules, séché et réduit en poudre) est également un anti-allergique puissant.

Comme toute affection, l’allergie peut également être liée à des désordres émotionnels qu’il sera nécessaire de rééquilibrer, éventuellement en ayant recours aux élixirs floraux (Fleurs de Bach et/ou autres élixirs) .

En complément, on peut également faire un usage transpersonnel des Fleurs de Bach : il s’agit de rééquilibrer non plus le fond (les émotions propres à la personne) mais la forme (les déséquilibres propres à la pathologie). Une personne allergique souffre d’intolérance à un/des éléments de son environnement. Deux Fleurs sont donc tout indiquées dans ce cas : Beech, fleur de l’intolérance, et Walnut, Fleur de l’adaptation.

Ce petit aperçu des méthodes de prévention des allergies en naturopathie est loin d’être exhaustif. Ces conseils de base peuvent s’appliquer à tous. Mais ils ne remplacent pas le bilan global et les conseils individuels plus approfondis, et adaptés à votre cas personnel, qui pourront vous être proposés en consultation auprès d’un naturopathe.

 christmas presents GIF En cadeau : un pdf à télécharger!  Cliquez ici allergies

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Conférence – Atelier

Mardi 16 mai à 19h00, au Domaine “la Bonne Etoile” à Beausemblant ,

J’aurai le plaisir d’animer une conférence-atelier sur le thème “Mai fleuri, nez rempli” (ou comment prévenir et guérir les petits maux printaniers avec la naturopathie.)

Je vous  y attends nombreux!

Renseignements/inscriptions:

ladecouvertedesoi@gmail.com

ou  sur Facebook : cliquez ici

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Sucre : notre pire ami

Sucre, notre pire ami

Tous les régimes (même les plus farfelus) le disent : il faut arrêter le sucre ! (Là, bien sûr, je ne parle pas du sucre des fruits, ni des « sucres lents », mais bien de notre ami le grand méchant sucre blanc !).

On le sait, le sucre, ça fait grossir, et ça donne des caries. Ce qu’on sait moins c’est que le sucre agit sur le cerveau comme une drogue : accoutumance, besoins croissants. L’ingestion de sucre provoque la libération de dopamine (l’hormone du plaisir) d’où sensation de bien-être, de réconfort… mais très provisoire !! Dès que l’effet est retombé, on en a de nouveau envie, et le manque peut provoquer des états de stress, déprime, agressivité !

Pire, le sucre provoque une acidification et une inflammation globale de l’organisme, ouvrant tout grand la porte aux petites et grandes misères de tout poil qui nous guettent : obésité (le sucre en excès ne peut être éliminé de l’organisme, il est donc stocké essentiellement sous forme de triglycérides stockés dans les cellules adipeuses), carences nutritionnelles, candidose (buccale, intestinale ou vaginale)- le candida se nourrit de sucre-, diabète de type II,..

Une consommation trop élevée de sucre blanc favoriserait certains cancers (estomac, pancréas, foie, colorectal, endomètre, sein), les maladies cardio-vasculaires, Alzheimer…

Le saviez-vous ? Entre 1830 et 1970, la consommation de sucre raffiné est passée de 5kg par habitant et par an à 35 kg (soit environ 92 g par jour ).

Elle est restée stable depuis. A titre d’information, l’OMS recommande de limiter l’apport en sucres libres (sucres ajoutés, sirops, etc…) à 25g par jour !

Mais au fait, le sucre, on le fabrique comment ?

Le sucre blanc est constitué à 99% de saccharose. Il est tiré de la canne à sucre ou de la betterave.

Dans les deux cas, on extrait le jus de la plante, puis on lui ajoute du lait de chaux et du CO2 pour le débarrasser de ses impuretés et les précipiter.

Puis il est clarifié par chauffage et ajout de CO2 et SO2 (dioxyde de soufre ou E220, un gaz toxique qui fait partie des sulfites ; on en retrouve environ 15mg / kg de produit fini) .

Ensuite on le passe en chaudière pour obtenir un sirop qui sera blanchi au sulfoxylate de sodium (qui dégage un gaz toxique lorsqu’il entre en contact avec un acide) ou au noir animal en grains (charbon d’os d’animaux).

Et ce n’est pas fini ! Le sirop doit maintenant être raffiné pour être transformé en cristaux soit dans une chaudière à cuire, soit chimiquement ,à l’alcool isopropylique ou propanol, (je vous laisse aller voir sur Wikipedia les effets d’un empoisonnement au propanol).

Appétissant, n’est-ce pas ?

Et ce sucre est présent dans tous les produits alimentaires industriels, en plus ou moins grande quantité. Dans les sodas, les barres chocolatées, les pâtisseries, bien sûr, mais aussi dans les lasagnes, (1.5g / 100g), ou la poêlée campagnarde !

Sucre, notre pire ami

Tout ça, c’est bien beau, mais on ne va tout de même pas bouter le sucré hors de nos vies ?

Certainement pas ! On a aussi besoin d’un apport en sucres, carburant de notre organisme. Il suffit de respecter quelques règles : réserver la consommation de sirops, sodas, pâtisseries (hors pâtisseries maison) à des occasions spéciales, consommer le moins possible de nourriture industrielle (plats préparés, biscuits,…), limiter l’utilisation du sucre au quotidien, et surtout, opter le plus souvent possible pour les alternatives au sucre blanc, qui sont légion : miel, sirop d’agave, sirop d’érable, sucre de coco, stévia, et mon chouchou : le sucre complet (ou sucre intégral, ou rapadura, ou succanat, muscovato…).

Je reviendrai plus en détail dans mon prochain billet sur tous ces produits, en particulier sur le sucre complet.

Sources :

Sucre et pathologies :

  • L’équilibre glycémique – Jacques Fontaine – Editions Jouvence
  • Page Wikipedia sur le sucre, études référencées

Fabrication du sucre :

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Alternatives au sucre blanc

Alternatives au sucre blanc

Maintenant que grâce mon billet (là)  vous avez décidé de ne plus manger de sucre blanc, il va falloir trouver comment le remplacer au quotidien ! (Et qu’on ne me parle pas d’édulcorants de synthèse, je préfère encore me gaver de sucre raffiné !!)

Bien évidemment dans un monde idéal, on a décidé de se passer de sucre ajouté dans sa nourriture, ce qui règle définitivement le problème. Mais… dans la “vraie vie”, il est parfois difficile de se passer de sucre, alors, on opte pour le moindre mal (ce qui n’empêche pas d’aller vers une alimentation moins sucrée, pas à pas!) .

Pour sucrer naturellement, on dispose maintenant d’un large choix de produits, faciles à trouver en magasins bio :

Le miel, que tout le monde connaît. Délicieux dans le pain d’épices. Personnellement j’évite de le consommer avec un autre aliment (sauf si je le cuis), question de digestion. Il a de nombreuses vertus, dont je vous parle (là).

Le sirop d’érable : issu de la sève brute ou « eau d’érable » que l’on fait chauffer pour la concentrer par évaporation (il faut environ 35 à 40 litres d’eau d’érable pour obtenir un litre de sirop) avant la mise en bouteille. Il a un goût bien spécifique et peut être utilisé tel quel ou en cuisine. Il contient des vitamines du groupe B, des oligo-éléments, des polyphénols, a une action anti-oxydante et contient également de l’acide abscissique, qui aurait une action régulatrice sur le métabolisme et même le diabète1.

Le sirop d’agave : il provient du jus d’agave concentré par chauffage. Un peu plus fluide que le miel, il peut lui aussi être utilisé nature ou en cuisine.

Le sucre de coco : élaboré à partir de la sève des inflorescences du cocotier, c’est un sucre à faible index glycémique, donc favorable au contrôle de la glycémie. Il s’utilise comme du sucre roux, et peut servir en cuisson (mais il colore les plats de par sa couleur sombre). Le seul inconvénient du sucre de coco réside dans son prix (près de 20€ le kilo, autant dire qu’on l’utilise avec parcimonie).

La stévia : cette fois, il s’agit d’une plante dont les feuilles ont un fort pouvoir sucrant, sans apport de calorie. Elles peuvent s’utiliser fraiches pour adoucir une infusion (on trouve des plants de stévia dans les jardineries), ou séchées et réduites en poudre. La stévia a un goût qui rappelle la réglisse. Elle régule la glycémie et est particulièrement indiquée pour les diabétiques. La poudre de feuilles peut être utilisée en cuisine (attention elle a un pouvoir sucrant 300 fois plus élevé que le sucre, il faut adapter la quantité en fonction).

On trouve maintenant sur le marché des « sucrettes » à base d’extrait de stévia purifié (par quel procédé? mystère). Si la réglementation impose à ce jour que les extraits soient purs à 95% cela laisse une place pour y adjoindre des additifs, voire dans certains cas.. du sucre, pour masquer ou modifier le goût un peu particulier de la stévia.  Sans grand intérêt.

Voici une sélection d’autres édulcorants naturels:

Les Polyols (xylitol, maltitol, sorbitol)  : peu acides, non cariogènes, et doté d’un faible indice glycémique, mais peuvent s’avérer toxiques à haute dose (ainsi quecpour nos animaux) ; de plus leur fermentation dans l’intestin est source d’inconfort : ballonnements, etc.  Mon avis : à éviter.

Le fructose : tout comme les polyols, son indice glycémique est faible, ce qui le rend intéressant pour les diabétiques ; toutefois c’est un produit très raffiné, même s’il est d’origine naturelle. Bof.

Les sirops de céréales (riz, blé..) : leur pouvoir sucrant est plus faible que ceux des édulcorants classiques ; mais ils restent intéressants : digestes, et riches en nutriments. A tester.

Pour finir, quoi de mieux, pour se substituer au sucre, que..le sucre ?

Bien sûr, vous l’aurez compris, je ne parle pas du sucre raffiné mais du sucre complet (je me limiterai à cette appellation générique, mais il existe une flopée de noms qui désignent tous ce même produit : rapadura, muscovado, succanat, sucre intégral…).

Le sucre complet est fabriqué à partir du jus de canne à sucre qu’on laisse évaporer. Le résidu est ensuite râpé en grains plus ou moins gros. (A l’échelle industrielle, le jus de canne peut être évaporé par chauffage doux -pour éviter la formation d’acrylamide, un composé toxique-). Comme il n’a subi ni traitement, ni raffinage, le sucre complet contient des vitamines du groupe B, mais aussi de la vitamine E,du potassium, du magnésium, du calcium, du phosphore et du fer. Par ailleurs il est protecteur de la dentition, et évite la déminéralisation. C’est un aliment vitalisant et bénéfique. (Ce qui ne veut pas dire qu’il faut en abuser, c’est quand même du sucre !)

Ci-dessous, un tableau comparatif des différents sucres: blanc (raffiné), brut (semi-raffiné, type vergeoise) et complet (intégral)2

Alternatives au sucre blanc

Le sucre complet s’utilise comme du sucre classique, avec un petit bémol : il n’est pas idéal pour faire de la confiture (ou alors 50% / 50% avec du sucre blond). En revanche il convient parfaitement pour la pâtisserie maison ! Il a un petit gout qui rappelle le caramel ou la réglisse.

On le trouve très facilement en magasin bio en sachet ou en vrac entre 3 et 7€ le kilo selon la marque.

Un mot d’écologie: mon amie Philomenne (dont je vous invite à découvrir le blog : Cliquez ici ) s’interrogeait, à l’époque où j’ai publié ce billet pour la première fois, sur mon ancien blog, sur l’empreinte carbone de toutes ces alternatives au sucre.

Pour trouver des pistes de réponse en essayant de ne pas dire trop d’âneries, j’avais fait quelques recherches, et j’ai trouvé ça  à propos de bilan carbone des sucres; je ne sais pas jusqu’à quel point ce document est objectif, mais je le partage quand même: :bilan-carbone-sucre

Références : 

1- http://www.newswire.ca/fr/story/689287/l-eau-d-erable-et-le-sirop-d-erable-contiennent-des-quantites-appreciables-d-acide-abscissique-une-phytohormone-reconnue-par-la-communaute-scientifiqu

2- Source: L’Equilibre Glycémique – Jacques Fontaine – Ed Jouvence

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Ce que la naturopathie n’est pas..

L’article que je vous invite à découvrir ici n’est pas de moi, mais de Stéphanie Mezerai, Naturopathe et collaboratrice du site http://www.nana-turopathe.com

J’aurais pu écrire un article sur le même thème mais celui-là est si bien ficelé que je n’aurais pas fait mieux!

“En tout premier lieu, n’oubliez pas qu’un Naturopathe ne pose pas de diagnostic et n’est pas un médecin. En revanche, c’est un spécialiste des pratiques de santé et de bien-être au naturel. Fondée sur le principe de l’énergie vitale de l’organisme, la Naturopathie rassemble les pratiques issues de la tradition occidentale et parfois aussi orientale ou extrême-orientale.

Un Naturopathe efficace maîtrise plusieurs moyens naturels qui lui permettent d’agir sur le plan physique mais aussi psycho-émotionnel, notamment les réglages alimentaires, la gestion du stress, la phytothérapie (l’utilisation de préparations à base de plantes), la gemmothérapie (l’utilisation de préparations à base de bourgeons de plantes), l’oligothérapie, l’aromathérapie, la pratique des compléments alimentaires…etc

S’il est spécialisé en iridologie ou en kinésiologie, il pourra déterminer avec plus de précision vos besoins pour renforcer et rééquilibrer votre terrain.

Enfin, votre Naturopathe pourra vous conseiller la consultation de différents praticiens de santé : ostéopathes, réflexologues, psychothérapeutes…

Gare aux manipulateurs

Un naturopathe ne doit JAMAIS:

pour lire la suite: cliquez ici

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Regard sur un légume de saison : l’asperge

Regard sur un légume de saison: l'asperge

Le printemps signe le retour des légumes vert, tendres et croquants. Adieu, choux, poireaux..ou plutôt, à l’année prochaine !

En avril, on peut déguster les premières asperges.

Bien sûr, tout le monde connaît la sempiternelle asperge-vinaigrette, ou le velouté d’asperges. Mais saviez-vous que l’asperge peut aussi se manger crue, râpée sur une salade composée, par exemple, ce qui vous permettra de bénéficier de touts ses bienfaits nutritionnels ?

Si l’asperge, alliée de celles et ceux qui surveillent leur ligne, est faible en calories, elle est en revanche riche en fibres, vitamines (A, B1, B2, aide folique, C) et contient également des oligo-éléments (manganèse, fer, phosphore, potassium, cuivre..)

Tout cela en fait un légume aux multiples propriétés :

  • Dépuratif, diurétique, draineur des 5 émonctoires (intestin, foie, reins, poumons, peau)
  • Reminéralisant
  • Fluidifiant sanguin
  • Laxatif
  • Anti-oxydant

Une idée neuve pour les déguster ? Crues, émincées en fines lamelles et assaisonnées d’un filet d’huile d’olive et de vinaigre balsamique. Elles accompagneront à merveille un carpaccio de bœuf, ou une tranche de jambon cru avec des tuiles de parmesan, ou encore un œuf poché.

Mes amis végé se régaleront aussi de cette recette, du blog  Papilles et Pupilles  que je vous encourage à visiter (cliquez sur le titre de la recette pour accéder à la page d’origine)

CONCASSEE D’ASPERGES VERTES CRUES AUX NOISETTES .

Pour 4 personnes , il vous faut :

  • 1 botte d’asperges vertes très fines
  • une poignée de noisettes concassées
  • 1 cuiller à soupe de vinaigre balsamique
  • 3 cuillers à soupe d’huile d’olive (ou de noisettes)
  • moutarde
  • sel et poivre
  • Copeaux de parmesan (facultatif)

Concasser la quasi totalité du reste de la tige en petits dés. (excepté les quelques derniers centimètres durs). Pas besoin d’éplucher ces petites asperges.

Préparer une sauce salade avec sel, poivre, moutarde, balsamique et huile d’olive. Assaisonner vos petits dés d’asperges et éparpiller sur le dessus une poignée de noisettes. Vous pouvez aussi, si vous aimez, saupoudrer de petits copeaux de parmesan. Délicieux !

Bon appétit ! 

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